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Sources de protéines6 min de lectureMis à jour : Septembre 2026

Le jambon et les protéines

Pratique, sans cuisson et apprécié des enfants, le jambon est l'une des sources de protéines les plus consommées en France. Il est effectivement riche en protéines et plutôt maigre, mais c'est une charcuterie, salée et transformée. Les chiffres de la table CIQUAL de l'ANSES et les repères pour en profiter sans excès.

D'après la table CIQUAL, le jambon blanc supérieur contient 20,8 g de protéines pour 100 g et 125 kcal ; une tranche de 45 g en apporte environ 9,4 g. Le blanc de dinde est au même niveau (20,9 g), un peu plus maigre. Le jambon cru est plus protéiné (25,9 g) mais bien plus gras et trois fois plus salé. Santé publique France recommande de limiter la charcuterie à 150 g par semaine, en privilégiant le jambon blanc.

Protéines, calories et sel par produit

Le tableau donne les valeurs pour 100 g et pour une tranche de poids courant. Le sel est le point à surveiller : le jambon cuit en contient environ 1,8 g pour 100 g, les jambons secs 5 à 6 g, soit à 100 g plus que la limite quotidienne de 5 g recommandée par l'OMS.

Jambons et viandes séchées (table CIQUAL 2020, ANSES)
ProduitProtéines / 100 gTranche (poids)Protéines / trancheCalories / 100 gSel / 100 g
Jambon cuit, supérieur20,8 g45 g9,4 g125 kcal1,8 g
Jambon cuit, supérieur, découenné dégraissé20,3 g45 g9,1 g119 kcal1,8 g
Jambon de dinde ou Blanc de dinde en tranche20,9 g30 g6,3 g104 kcal1,9 g
Jambon de poulet ou Blanc de poulet en tranche20,7 g30 g6,2 g106 kcal1,9 g
Jambon cru25,9 g20 g5,2 g225 kcal5,7 g
Jambon sec de Parme27,2 g15 g4,1 g248 kcal5,5 g
Bresaola31,6 g15 g4,7 g165 kcal3,5 g
Viande des Grisons38,9 g15 g5,8 g209 kcal3,8 g
Filet de bacon23,1 g15 g3,5 g118 kcal3,2 g

Jambon blanc ou blanc de dinde ?

Sur les protéines, les deux se valent, autour de 21 g pour 100 g. Le blanc de dinde et le blanc de poulet sont un peu moins gras et moins caloriques ; l'écart reste faible. Les deux sont salés, et la plupart contiennent des nitrites comme conservateurs.

Les mentions « supérieur » et « choix » renseignent sur la composition : le Code des usages de la charcuterie réserve la mention « supérieur » aux jambons sans polyphosphates, que le « choix » peut contenir.

Charcuterie et santé : les repères

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé en 2015 les viandes transformées comme cancérogènes pour l'homme, principalement pour le cancer colorectal, sur la base d'un risque qui augmente avec la quantité consommée. Le sel et les nitrites en sont des causes avancées.

Santé publique France recommande donc de limiter la charcuterie à 150 g par semaine et, parmi elles, de privilégier le jambon blanc, moins gras et moins salé. Cela représente environ trois tranches de jambon par semaine : le jambon est une source de protéines d'appoint, pas une base quotidienne.

Des alternatives au jambon

Pour un sandwich ou une collation protéinée sans charcuterie :

  • Filet de poulet cuit maison, tranché : environ 30 g de protéines pour 100 g, sans sel ajouté.
  • Œufs durs : 13,5 g de protéines pour deux œufs.
  • Thon au naturel : environ 27 g pour 100 g.
  • Houmous ou tofu fumé, en version végétale.

Questions fréquentes

Combien de protéines dans une tranche de jambon ?
Environ 9,4 g pour une tranche de jambon blanc de 45 g, d'après la table CIQUAL.
Le blanc de dinde est-il riche en protéines ?
Oui : 20,9 g pour 100 g, pour 104 kcal. Une tranche de 30 g en apporte environ 6 g.
Le jambon est-il bon pour la musculation ?
Il apporte des protéines complètes pour peu de calories, mais il est salé et classé parmi les viandes transformées. En appoint, oui ; comme source principale, mieux vaut le poulet, les œufs ou le poisson.
Combien de jambon par semaine ?
Santé publique France recommande de ne pas dépasser 150 g de charcuterie par semaine, soit environ trois tranches de jambon blanc.

Sources

  • ANSES. Table de composition nutritionnelle des aliments CIQUAL 2020.
  • IARC (2015). Carcinogenicity of consumption of red and processed meat. The Lancet Oncology, 16(16):1599-1600.
  • Santé publique France (2019). Recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes (PNNS 4).